Beagle
On le dit joyeux, sociable, gentil et facile à vivre, bien qu’un peu « têtu ». Le beagle est pourtant bien plus qu’un « mignon » petit chien de compagnie. Issu des meilleures lignées britanniques de chiens de chasse au lièvre, ce coureur infatigable excelle dans de nombreux domaines. Son activité préférée ? Partir explorer avec son flair ! Nez au sol, il part dans une infatigable quête d'effluves !
Pays d'origine
Royaume-Uni
Gabarit
Petit
Moyen
Grand
Géant
Espérance de vie
En moyenne, un Beagle a une espérance de vie de 13 à 15ans.
Prix d'achat moyen
Se trouve entre 900€ et 1200€.
Sommaire
Caractéristiques principales
Sportif
peu
beaucoup
Calme
peu
beaucoup
Chasseur
peu
beaucoup
Histoire
Le beagle fait partie des chiens courants (chien de chasse sélectionné pour suivre une piste à l’odorat) utilisés dès le XVIᵉ siècle au Royaume-Uni pour la chasse au lièvre. Descend-il des talbots, une race de chiens de chasse franco-belge aujourd’hui disparue, importée au XIe siècle par Guillaume le Conquérant ? A-t-il été croisé avec le harrier pour correspondre aux besoins de la vénerie (chasse à courre) ? Ses origines restent floues, car des croisements avec plusieurs races semblent avoir été effectués au fil du temps.
Les éleveurs ont sélectionné leurs reproducteurs dans le but de créer une lignée de chiens de chasse au corps compact et robuste, tenaces et capables de suivre des pistes pendant longtemps, de chasser en groupe sur tous terrains et dotés d'un flair exceptionnel. Ce n’est pas pour rien que les talbots sont aussi les ancêtres des chiens de saint Hubert, réputés pour être les meilleurs nez au monde !
Le gouvernement américain actuel ne s’y trompe d’ailleurs pas. De nombreux beagles sont de nos jours enrôlés dans les aéroports afin de détecter d’éventuelles marchandises illicites dans les bagages des passagers.
Déjà très apprécié pour sa compagnie à la cour des rois, notamment par Henri VII d'Angleterre et la reine Elizabeth I, le beagle devient de plus en plus populaire en Europe, puis dans le monde entier.
Reconnu définitivement par la FCI (Fédération Cynologique Internationale) en 1955, il occupe une bonne place dans le foyer et le cœur des humains. Il arrive même en tête du nombre d'inscriptions annuelles au LOF (Livret des Origines Français) des chiens courants.
Le premier standard du beagle date de 1895. Contrairement à celui de la plupart des autres races, il n’établit pas de dimorphisme sexuel : le mâle comme la femelle mesurent la même hauteur au garrot (de 33 à 40 cm) pour une fourchette de poids similaire (de 12 à 17 kg). On ne peut donc pas les distinguer au premier coup d'œil.
La Fédération Cynologique Internationale ne reconnaît qu’un seul type de beagle, tandis que l’American Kennel Club et le Canadian Kennel Club font mention de deux variétés selon leur taille : le « 13 pouces » et le « 15 pouces ». Il existerait même une version miniature de la race appelée « beagle Elizabeth », en référence à la reine qui les aimait tant.
Caractère beagle
Chez le beagle, certains traits de caractère se retrouvent souvent.
Un instinct de chasse élevé dû à son passé de chien de chasse au petit gibier. Cela se traduit aussi par une grande motivation à suivre des odeurs (d’animaux, comme de nourriture !) et à courir après les animaux.
• Une sociabilité élevée. Le beagle est généralement très amical et sociable avec les humains comme avec les autres chiens.
• Affectueux et joueur. Les tests de personnalité (C-BARQ) menés auprès des propriétaires de beagles rapportent un fort attachement à leur humain et un goût prononcé pour le jeu.
• Des aboiements fréquents. Une tendance à aboyer beaucoup, notamment pour signaler des stimulations environnementales. En Angleterre, son pays d’origine, on les surnomme, non sans raison, « singing beagle » (beagles chantants).
Logique, les beagles sont à la fois des chiens de chasse en meute que l’on encourage à aboyer lorsqu’ils marquent le gibier et des chiens de compagnie à qui l’on demande de se taire pour ne pas déranger les voisins. Difficile pour un canidé de ne pas donner de la voix à tout bout de champ quand il a été sélectionné, entre autres, pour sa capacité à alerter son humain.
• Un niveau d’énergie élevé. Le beagle est un chien actif qui a besoin de beaucoup d’exercice et de stimulation mentale. Il semble aimer plus que tout trotter librement dans de grands espaces, à la poursuite d’effluves captivants, imperceptibles par leurs humains. Cela expliquerait pourquoi de nombreux représentants de la race, pas ou trop peu stimulés, sans dépense physique quotidienne, fuguent pour combler leurs besoins. Renforcer la clôture ne résoudra pas le problème : seule la pratique d’activités sportives adaptées (pistage, cavage, mantrailing, etc.) lui fera passer le goût des aventures en solo.
• Une curiosité et une indépendance. Son caractère est souvent décrit comme têtu ou indépendant, ce qui peut rendre l’entraînement plus exigeant.
• Une faible agressivité. En général, le beagle est très peu agressif envers les humains. Doux, sociable, gentil, équilibré, docile, facilement manipulable et même « résilient » : des qualités couramment citées pour décrire le beagle. Son aimable caractère semble toutefois le desservir, puisqu’il en a fait le chien idéal des laboratoires de recherches médicales.
Apparence beagle
Type de pelage
Poil court, dense et résistant aux intempéries
Couleur du pelage
"Robe tricolore (noir, marron et blanc ou bleu, blanc et marron), bicolore (citron et blanc, rouge et blanc, feu et blanc ou noir et blanc) "
Couleur des yeux
Noisette ou brun foncé
Entretien beagle
L’entretien du beagle est relativement simple, mais demande une certaine régularité. Son poil court et dense facilite le toilettage, tandis que son mode de vie actif implique quelques points de vigilance :
- Brossage : un brossage 1 à 2 fois par semaine suffit pour éliminer les poils morts et maintenir un pelage propre.
- Perte de poils : le beagle perd des poils toute l’année, avec des mues plus marquées au printemps et à l’automne.
- Griffes : elles doivent être coupées si l’usure naturelle n’est pas suffisante, notamment lorsque les sorties se font sur des surfaces peu abrasives.
- Oreilles : particularité de la race, les oreilles tombantes nécessitent une surveillance régulière. Un contrôle visuel fréquent et un nettoyage ponctuel avec un produit adapté permettent de limiter les risques d’otite.
- Bain : peu fréquent. Un lavage occasionnel suffit en cas de salissure importante, mais jamais plus afin de préserver l’équilibre de la peau.
Maladies beagle
Petit, mais costaud, le beagle est rarement malade. Néanmoins, on trouve dans la race quelques prédispositions à certaines maladies :
• La maladie du disque intervertébral. Des calcifications (amas de calcium) se forment dans les disques qui séparent les vertèbres.
• L’épilepsie idiopathique. Certaines lignées de beagles ont un risque plus élevé de développer une épilepsie.
• Le syndrome de la polyarthrite juvénile, aussi appelé « Beagle pain syndrome ». C’est une inflammation douloureuse des vaisseaux sanguins touchant les jeunes Beagles (de 6 à 40 mois) et répondant aux traitements corticoïdes.
• Le syndrome de Musladin-Lueke (MLS). C’est une affection cutanée qui cause des malformations visibles chez le chiot (fibrose au niveau de la peau, des tendons et des muscles, bouts des pattes et cou trop courts, crâne plus plat, yeux plus petits), ainsi que de fortes douleurs.
• L’obésité. Selon une étude de VetCompass menée au Royaume-Uni, le surpoids toucherait 24 % des beagles, diminuant de 2 ans en moyenne leur espérance de vie. L’obésité augmente aussi les risques de troubles cardiovasculaires et musculo‑squelettiques (arthrose, dysplasies), du diabète et de certains cancers.
Anecdote beagle
Dans Comme chiens et chats (2001), Lou est un beagle envoyé en mission secrète au cœur d’un foyer humain. Discret, toujours au bon endroit… et surtout le nez en première ligne, il illustre parfaitement ce qui fait la réputation de la race : une curiosité permanente pour tout ce qui passe à portée de truffe. Une façon amusante de rappeler que, chez le beagle, l’odorat mène souvent la danse.