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Colley

Vous l’avez peut-être déjà aperçu au coin d’une rue ou…à la télé. Longtemps associé au célèbre chien de la série Lassie, le colley est une race qui a traversé les époques. Car, bien avant les plateaux de tournage, il s’est construit sur des siècles de travail auprès des troupeaux en Écosse. Le colley s’est progressivement imposé dans de nombreux foyers notamment grâce à sa capacité à s’adapter à de nombreux modes de vie. Aujourd’hui encore, il séduit, loin des effets de mode.

Pays d'origine

Écosse

Gabarit

Petit

Moyen

Grand

Géant

Espérance de vie

En moyenne, un Colley a une espérance de vie de 12 à 14ans.

Prix d'achat moyen

Se trouve entre 1000€ et 2000€.

Trouver le vôtre
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Caractéristiques principales

Sportif

peu

beaucoup

Calme

peu

beaucoup

Chasseur

peu

beaucoup

Histoire

Le colley est une race ancienne dont les origines plongent dans les paysages venteux et verdoyants de l’’Écosse. À l’origine, il s’agit d’un chien de berger, sélectionné pendant des siècles pour garder et conduire les troupeaux de moutons sur de vastes terres parfois difficiles d’accès. Intelligence, endurance et capacité à coopérer avec l’humain étaient alors bien plus importantes que l’apparence.

 

Les premières traces écrites de chiens proches du colley remontent au XVIe siècle, mais la race commence réellement à se structurer au XIXe siècle. Les éleveurs sélectionnent alors des chiens capables de travailler longtemps avec les troupeaux, de répondre aux indications du berger et de gérer des situations sans nécessiter une surveillance constante. Les traits comportementaux du colley sont aujourd’hui bien documentés par la recherche moderne qui confirment le profil du colley, particulièrement coopératif et réceptif aux signaux de l’humain.

 

Un événement va toutefois changer le destin de la race : l’intérêt marqué de la reine Victoria pour le colley. En en faisant l’un de ses chiens favoris, elle contribue à populariser la race bien au-delà des campagnes écossaises. Le colley devient alors un chien apprécié par les classes aisées, ce qui entraîne une sélection plus marquée sur l’esthétique, notamment le poil long et abondant.

 

En 1955, la race est reconnue par la Fédération Cynologique Internationale, ce qui permet d’harmoniser son standard et d’encadrer son élevage à l’échelle internationale. En parallèle, la recherche vétérinaire s’intéresse davantage à la race, mettant en évidence certaines particularités génétiques, comme sa sensibilité à certains médicaments ou les anomalies oculaires, aujourd’hui bien connues et suivies en élevage.

Caractère colley

Ces tendances décrivent des prédispositions possibles, observées à l’échelle de groupes ou de lignées de colleys. Cependant, le comportement d’un chien reste fortement influencé par l’environnement, la socialisation et l’éducation. 

·      Sensibilité émotionnelle modérée à élevée. Des études montrent une prédisposition génétique à une certaine sensibilité aux stimuli de la vie quotidienne (bruits, nouveautés, environnement). Cela souligne l’importance signifie d’un cadre de vie stable et de méthodes d’éducation positive. (Arvelius et al., Journal of Animal Science, 2014)

·      Une bonne capacité à comprendre les demandes humaines. Les chiens de berger de type colley répondent généralement bien aux apprentissages basés sur la communication, la répétition et la cohérence. Ces résultats ne parlent pas de performance, mais de facilité de compréhension dans un cadre éducatif adapté. (Hsu & Serpell, Applied Animal Behaviour Science, 2003 – C-BARQ)

·      Une attention naturelle portée à ce qui se passe autour d’eux.
Comme beaucoup de races issues du travail de berger, le colley peut être attentif à son environnement et aux mouvements qui l’entourent. Cette vigilance est héritée de son rôle historique de surveillance des troupeaux, et ne doit pas être confondue avec de la méfiance ou de l’agressivité. (Serpell & Duffy, Domestic Dog Cognition, 2014 ; données C-BARQ)

·      De grandes différences d’un colley à l’autre
Les sources vétérinaires soulignent que le colley présente aujourd’hui une large diversité de profils comportementaux. Selon les lignées, l’éducation reçue et l’environnement, deux chiens de la même race peuvent avoir des comportements très différents au quotidien. (Anicura ; Frégis ; thèses vétérinaires comportementales)

·      Pas de prédisposition particulière à l’agressivité envers l’humain. Les études comparant les comportements de nombreuses races ne classent pas le colley parmi celles présentant un risque accru d’agressivité envers les humains. Comme pour tous les chiens, la socialisation et les conditions de vie restent déterminantes. (Tonoike et al., Scientific Reports, 2015)

Apparence colley

Type de pelage

Double pelage abondant avec un poil de couverture long, droit et un sous-poil dense.

Couleur du pelage

Sable et blanc (zibeline), tricolore (noir, blanc et feu), bleu merle.

Couleur des yeux

Bruns à noisette. En revanche, chez les sujets bleu merle, un œil ou les deux yeux peuvent être bleus, bleu marbré (les yeux peuvent être vairons).

Entretien colley

Le colley possède un pelage long et dense qui nécessite un entretien régulier, mais sans contraintes excessives lorsqu’il est bien organisé. Ses besoins sont surtout liés à la gestion du sous-poil et aux périodes de mue, plus qu’à des soins complexes.

·      Brossage régulier indispensable : 2 à 3 fois par semaine pour gérer le sous-poil dense et limiter les nœuds, surtout derrière les oreilles et au niveau du cou.

·      Coupe des griffes à surveiller : si elles ne s’usent pas naturellement, une coupe régulière est nécessaire pour éviter l’inconfort ou les boiteries.

·      Surveillance régulière des yeux : le colley fait partie des races concernées par certaines affections oculaires héréditaires (comme l’anomalie de l’œil du colley). Un contrôle vétérinaire régulier est recommandé, et un nettoyage doux peut être utile en cas d’écoulements.

·      Oreilles sans prédisposition particulière aux otites : les oreilles du colley sont bien ventilées et ne font pas partie des morphologies à risque. Un simple contrôle visuel et un nettoyage occasionnel suffisent.

·      Griffes à contrôler régulièrement : comme chez tous les chiens, leur usure dépend du mode de vie et peut nécessiter une coupe.

·      Pas de tonte recommandée : le pelage du colley joue un rôle protecteur contre le froid, la chaleur et l’humidité ; le raser peut perturber la régulation thermique et la repousse du poil.

Maladies colley

Le colley peut être prédisposé à un certain nombre de maladies :

·      Sensibilité médicamenteuse : mutation MDR1. Beaucoup de colleys portent une mutation du gène MDR1 qui rend certains médicaments (ex. ivermectine, certains antiparasitaires ou tranquillisants) dangereux à doses habituelles. Il est important de tester le chien avant tout traitement et de signaler le résultat à chaque vétérinaire.
(MDR1, études de prévalence — Frontiers / PubMed).

·      Anomalie de l’œil du colley. L’AOC est une malformation congénitale du fond d’œil qui peut aller d’un petit défaut discret à des complications visuelles sévères. Le dépistage génétique et l’examen ophtalmologique précoce sont efficaces pour limiter la transmission et repérer les chiots concernés.
 (Collie Eye Anomaly- Frégis / études génétiques).

·      Dégénérescence rétinienne / PRA. La PRA (atrophie progressive de la rétine) regroupe plusieurs maladies héréditaires de la rétine pouvant entraîner une perte progressive de la vision, jusqu’à la cécité. Chez le colley, le risque dépend surtout des antécédents familiaux : certaines familles de chiens sont concernées, d’autres non. Les examens ophtalmologiques et les tests ADN, lorsqu’ils existent, permettent d’éviter de transmettre la maladie. (PRA / études de cas et dépistage génétique).

·      La myélopathie dégénérative (rare). La myélopathie dégénérative est une maladie neurologique évolutive qui apparaît chez le chien adulte et provoque une faiblesse progressive de l’arrière-train. Chez le colley, elle reste rare, mais des cas existent. Un test génétique permet aujourd’hui de limiter le risque de transmission en élevage.
(DM, mutation SOD - études vétérinaires).

·      Épilepsie / crises (peu fréquente, variable selon lignées. Des crises d’épilepsie peuvent être observées chez le colley, même si elles restent peu fréquentes. Dans certains cas, elles concernent surtout certaines familles de chiens. En pratique, toute crise doit conduire à un bilan vétérinaire et, si besoin, à un suivi neurologique.(épilepsie canine - revues cliniques, études populationnelles).

Anecdote colley

Impossible de parler du colley sans évoquer Lassie, l’un des chiens les plus célèbres de l’histoire du cinéma et de la télévision ! Ce que l’on sait moins, c’est que plusieurs colleys différents ont incarné Lassie au fil des films et des épisodes, tous soigneusement sélectionnés et entraînés. Leur capacité à apprendre des scènes complexes et à travailler dans des environnements très stimulants a largement contribué au succès durable du personnage.

 

Cette notoriété a été telle que le nom « Lassie » s’est parfois substitué à celui de la race, preuve de l’impact durable de ce personnage sur l’image du colley, bien au-delà des générations ayant connu la saga.