Bearded collie
Vous avez sans doute déjà croisé un bearded collie sans le savoir, en le confondant avec un bobtail ou un briard. Cette silhouette à poil long, souvent associée à d’autres chiens de berger, appartient pourtant à une race bien distincte, développée en Écosse pour le travail des troupeaux. Moins médiatisé que ses cousins européens, le bearded collie s’est construit une place discrète mais durable, loin des effets de mode.
Pays d'origine
Écosse
Gabarit
Petit
Moyen
Grand
Géant
Espérance de vie
En moyenne, un Bearded collie a une espérance de vie de 13 à 15ans.
Prix d'achat moyen
Se trouve entre 800€ et 1500€.
Sommaire
Caractéristiques principales
Sportif
peu
beaucoup
Calme
peu
beaucoup
Chasseur
peu
beaucoup
Histoire
Le bearded collie trouve ses origines en Écosse, où il est utilisé depuis plusieurs siècles comme chien de conduite et de rassemblement des troupeaux, principalement ovins. Son développement est étroitement lié aux besoins des éleveurs écossais, qui recherchaient un chien endurant, capable de travailler sur de longues distances, dans des conditions climatiques difficiles et sur des terrains accidentés. Son long pelage n’est donc pas un hasard : il offre une protection efficace contre le froid, la pluie et le vent, fréquents dans les highlands.
Les premières traces écrites évoquant des chiens très proches du bearded collie remontent au XVIᵉ siècle. Des échanges commerciaux entre l’Écosse et l’Europe continentale auraient contribué à façonner la race, notamment via l’introduction de chiens de berger polonais à poil long, souvent cités dans les thèses vétérinaires et les travaux historiques cynophiles. Ces croisements auraient renforcé certaines caractéristiques fonctionnelles, comme la capacité à travailler à distance du propriétaire et à gérer des troupeaux dispersés.
Longtemps, le bearded collie est resté un chien essentiellement utilitaire. Ce n’est qu’au XXᵉ siècle que la race commence à être véritablement standardisée. Après un net déclin lié aux guerres et à la mécanisation de l’agriculture, des passionnés britanniques entreprennent un travail de sélection plus structuré, en s’appuyant sur des lignées de travail encore existantes. Le standard officiel est reconnu par les instances cynophiles dans la seconde moitié du XXᵉ siècle.
Aujourd’hui, le bearded collie est davantage présent comme chien de compagnie ou de sport canin, tout en conservant les aptitudes pour lesquelles il a été sélectionné. Les données issues de la littérature vétérinaire et comportementale montrent que son évolution repose avant tout sur des critères fonctionnels, bien loin d’une création récente ou purement esthétique.
Caractère bearded collie
Les tendances comportementales associées au bearded collie résultent de son histoire et de sa sélection, mais s’expriment différemment selon l’individu, l’éducation et le cadre de vie.
· Une bonne capacité à apprendre et à comprendre les demandes humaines. Les chiens de type berger comprennent généralement bien les demandes lorsque l’éducation est claire et cohérente, ce qui facilite les apprentissages basés sur la communication et la répétition. (Hsu & Serpell, JAVMA, 2003 – C-BARQ)
· Un niveau d’énergie et un besoin d’activité élevés. Les races sélectionnées pour conduire des troupeaux (dont le bearded collie) présentent des profils d’activité et de motivation pour le travail qui demandent des sorties régulières et des stimulations mentales, idéal pour les sports canins ou les activités de plein air. (Bray et al., Frontiers in Veterinary Science, 2021)
· Une bonne sociabilité avec les humains. Les chiens de berger présentent souvent des niveaux élevés de sociabilité envers les membres du foyer, à condition que leurs besoins d’activité soient respectés.
(Wilson et al., Scientific Reports, 2018 – C-BARQ)
· Faible à modéré niveau d’agressivité interspécifique. Les études montrent que les races de berger ont généralement des niveaux d’agression envers humains et congénères qui sont faibles à modérés, surtout si ces chiens ont été socialisées jeune. Cependant, cela n’exclut pas des cas individuels, l’éducation et l’exposition sont déterminantes. (Hsu & Serpell, JAVMA, 2003 - Serpell JA; C-BARQ)
· Une curiosité et un intérêt marqués pour l’exploration.
Les chiens de berger présentent souvent un comportement exploratoire prononcé, qui peut être canalisé positivement grâce à des activités comme les jeux d’odorat, les parcours ou des exercices inspirés du travail de troupeau.
(Shan et al., Frontiers in Veterinary Science, 2021)
· Une sensibilité accrue au manque de stimulation.
Lorsque leurs besoins d’exercice et de stimulation mentale ne sont pas satisfaits, certains individus peuvent développer de l’ennui ou des signes de stress. L’enrichissement de l’environnement reste l’approche préventive recommandée.
(Bray et al., Frontiers in Veterinary Science, 2021)
· Une forte variabilité d’un individu à l’autre.
Si certaines tendances comportementales sont plus fréquentes dans les races de berger, les études montrent une grande diversité individuelle. L’environnement, l’éducation et les expériences de vie jouent donc un rôle central.
(Shan et al., Frontiers in Veterinary Science, 2021)
Apparence bearded collie
Type de pelage
Double pelage long : sous-poil doux et dense et poil de couverture long, plat et plutôt rêche/ondulé, donnant un aspect « hirsute » caractéristique.
Couleur du pelage
Bleu (gris ardoise), noir, fauve/roux, brun, sable et toutes nuances de gris, souvent avec ou sans marques/blancs. Les chiots naissent parfois tricolores et la couleur peut évoluer en vieillissant.
Couleur des yeux
Marron (plus ou moins foncé).
Entretien bearded collie
L’entretien du bearded collie repose avant tout sur la gestion de son pelage long et dense, pensé à l’origine pour protéger le chien des intempéries. Bien entretenu, il joue pleinement son rôle protecteur ; négligé, il peut en revanche favoriser nœuds, inconfort et problèmes cutanés. La régularité est donc la clé, bien plus que la fréquence des soins.
· Brossage régulier et méthodique
Un brossage complet plusieurs fois par semaine est indispensable pour éviter la formation de nœuds, en particulier au niveau des aisselles, derrière les oreilles et sur l’arrière des cuisses. Il doit aller jusqu’au sous-poil, sans tirer ni casser le poil.
· Surveillance des zones sensibles
Les espaces entre les doigts, les oreilles et les zones humides doivent être régulièrement vérifiés, car le poil long peut retenir l’humidité et favoriser la macération ou les inflammations.
· Entretien des griffes
Les griffes doivent être contrôlées régulièrement. Des griffes trop longues modifient l’appui du pied et peuvent entraîner de l’inconfort locomoteur.
· Pas de coupe esthétique systématique
Le pelage du bearded collie n’est pas fait pour être tondu. Une coupe ponctuelle peut être utile pour des raisons pratiques ou médicales, mais elle ne doit pas devenir systématique.
Maladies bearded collie
Comme toute race, le bearded collie présente certaines prédispositions de santé qu’il est utile de connaître avant l’adoption :
· Hypoadrénocorticisme (maladie d’Addison). Le système hormonal ne produit plus suffisamment certaines hormones essentielles, ce qui peut provoquer fatigue, troubles digestifs ou crises aiguës. Le bearded collie fait partie des races pour lesquelles un risque génétique accru est bien documenté, avec des études spécifiques à la race.
(PubMed, études de race, Frégis, Anicura)
· Onychodystrophie lupique symétrique (SLO). Cette maladie auto-immune touche les griffes, qui deviennent fragiles, se cassent ou tombent. Des études génétiques ont montré une association claire entre la SLO et certaines lignées de bearded collie, ce qui en fait une pathologie à connaître malgré sa rareté.
(PubMed, thèses vétérinaires, études génétiques)
· Dysplasie de la hanche. La dysplasie correspond à un mauvais emboîtement de la hanche, pouvant entraîner douleurs et arthrose avec l’âge. Chez le bearded collie, la fréquence reste modérée par rapport à d’autres races, mais le dépistage radiographique reste recommandé.
(études de prévalence multi-races, ScienceDirect, données vétérinaires)
· Hypothyroïdie. Cette affection hormonale ralentit le métabolisme et peut provoquer fatigue, prise de poids et pelage terne. Elle est signalée chez le bearded collie, sans être considérée comme une pathologie majeure ou dominante de la race.
(revues cliniques vétérinaires, PubMed)
· Affections oculaires héréditaires. Certaines maladies des yeux décrites chez les chiens de type collie peuvent concerner ponctuellement le bearded collie. Les données restent limitées et le risque est inférieur à celui observé chez d’autres races proches, d’où l’importance du suivi ophtalmologique selon les lignées.
(revues génétiques, Frontiers, ScienceDirect)