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Scottish terrier

Avec son allure «so british», le scottish terrier évoque l’univers des vieux romans policiers écossais. Mais derrière ce style reconnaissable se trouve surtout une race de travail ancienne, pensée pour évoluer sur des terrains difficiles. Aujourd’hui, le scottish terrier conserve une popularité discrète, mais continue de séduire les amateurs de terriers grâce à son format compact. Loin des tendances passagères, il reste un compagnon qui s’intègre facilement dans de nombreux modes de vie.

Pays d'origine

Écosse

Gabarit

Petit

Moyen

Grand

Géant

Espérance de vie

En moyenne, un Scottish terrier a une espérance de vie de 11 à 13ans.

Prix d'achat moyen

Se trouve entre 1000€ et 1600€.

Trouver le vôtre
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Caractéristiques principales

Sportif

peu

beaucoup

Calme

peu

beaucoup

Chasseur

peu

beaucoup

Histoire

Bien avant d’apparaître dans les expositions canines, le scottish terrier faisait déjà partie du paysage écossais. Dans les Highlands (région du nord de l’Écosse), plusieurs petits terriers à poil dur et aux pattes courtes étaient utilisés pour travailler sous terre, notamment pour déloger renards et blaireaux. À cette époque, il ne s’agissait pas encore d’une race clairement définie, on parlait plutôt de terriers locaux sélectionnés pour leur efficacité plus que pour leur apparence. 

Au XIXᵉ siècle, avec l’essor des premières expositions canines en Grande-Bretagne, les éleveurs ont commencé à structurer ces chiens écossais afin de créer un type plus homogène. Le futur scottish terrier était alors parfois appelé « Aberdeen terrier », en référence à la région où il était particulièrement présent. Progressivement, un travail de sélection plus rigoureux a été mis en place, notamment sous l’impulsion du capitaine Gordon Murray, pour fixer les caractéristiques que l’on connaît aujourd’hui. 

La race prend réellement forme à la fin des années 1800 : le premier standard est rédigé, puis le Scottish Terrier Club est fondé en 1882, marquant une étape importante dans la reconnaissance officielle du scottish terrier. L’objectif était de conserver un chien compact, capable de travailler sous terre, tout en stabilisant son apparence et son tempérament. 

Au début du XXᵉ siècle, le scottish terrier gagne en visibilité au Royaume-Uni, puis en Europe. Il est reconnu par la Fédération Cynologique Internationale (FCI) à titre définitif le 18 octobre 1954.

Il séduit autant pour son héritage rural que pour son petit format, ce qui peut expliquer son arrivée progressive dans les foyers urbains
Aujourd’hui encore, cette race reste marquée par son passé de terrier de travail : un chien construit pour l’action avant tout, dont l’histoire rappelle que son look si caractéristique est avant tout le résultat d’une sélection fonctionnelle.

Caractère scottish terrier

Le scottish terrier reste une race encore peu étudiée spécifiquement en éthologie. Les tendances comportementales évoquées ci-dessous s’appuient donc surtout sur des données scientifiques concernant les terriers dans leur ensemble : elles correspondent à des prédispositions générales liées à l’histoire et à la sélection, et non à un caractère figé.

·      Un tempérament souvent décrit comme “assuré” ou confiant. Certaines études sur la personnalité canine montrent que plusieurs terriers ont tendance à être plus curieux et à aller facilement vers ce qui les entoure. Ce n’est pas une question de courage ou de caractère “fort”, mais plutôt une facilité à explorer et à agir sans trop hésiter, probablement liée à leur passé de chiens de chasse. (Starling et al., Behavioural Processes, 2013)

·      Une certaine indépendance dans la prise de décision. Chez le chien, certaines différences de comportement viennent du travail pour lequel la race a été sélectionnée. Les terriers, comme certains chiens de berger, devaient parfois agir seuls face à une situation : ils ont donc été choisis pour leur capacité à prendre des initiatives. Cela ne veut pas dire qu’ils sont moins attentifs à l’humain, mais plutôt qu’ils peuvent analyser une situation avant d’agir. (Turcsán et al., Applied Animal Behaviour Science)

·      De la persévérance et une motivation élevée face aux défis. Certaines études expliquent que des chiens issus de lignées de chasse, comme plusieurs terriers, ont tendance à persévérer davantage face à une difficulté et à passer plus facilement à l’action. Autrement dit, ils peuvent continuer à chercher une solution ou explorer une situation sans abandonner trop vite, un trait lié à leur histoire de chiens de travail.
(Koolhaas et al., concepts de coping styles ; repris dans Starling et al., Behavioural Processes)

·      Une curiosité et une exploration marquées. Certaines recherches sur la personnalité canine montrent que des chiens issus de groupes de travail actifs, comme plusieurs terriers, peuvent se montrer curieux et enclins à découvrir ce qui les entoure. Cela ne décrit pas un caractère précis, mais plutôt une facilité à aller vers de nouvelles situations selon les individus.
(Svartberg & Forkman, 2002 ; Starling et al., 2013 – études sur la personnalité canine)

·      Une grande variabilité individuelle malgré les tendances de race. Les études comportementales soulignent que la race n’explique qu’une partie du comportement : l’environnement, l’éducation et l’expérience personnelle influencent fortement la personnalité d’un chien. Cela rappelle qu’un scottish terrier peut être très différent d’un autre. (Turcsán et al., ScienceDirect - variabilité intra-race et influence du contexte)

Apparence scottish terrier

Type de pelage

Poil mi long avec un double pelage : un poil de couverture dur et rêche (type fil de fer) et un sous-poil dense et doux.

Couleur du pelage

Noir, bringé (mélange de rayures sombres) ou froment (beige clair couleur blé mûr).

Couleur des yeux

Brun foncé.

Entretien scottish terrier

Le scottish terrier demande un entretien un peu particulier lié à son poil dur : l’objectif n’est pas de le laver souvent, mais surtout de préserver la qualité du pelage et l’équilibre cutané, comme le rappellent les recommandations dermatologiques vétérinaires.

·       Brossage régulier (2 à 3 fois par semaine). Il aide à retirer les poils morts et à éviter les nœuds, surtout au niveau de la barbe, des pattes et du ventre.

·       Épilation du poil (stripping) plutôt que tonte complète. Cette technique retire le poil arrivé à maturité et permet de garder la texture dure typique du terrier.

·       Surveillance des yeux et de la barbe. Les poils autour du museau peuvent retenir l’humidité et les saletés, un simple essuyage régulier suffit.

·       Coupe des griffes si elles ne s’usent pas naturellement. Comme pour beaucoup de petits chiens, une vérification mensuelle permet d’éviter les gênes à la marche.

Maladies scottish terrier

Comme beaucoup de races, le scottish terrier peut présenter certaines prédispositions de santé bien identifiées par la médecine vétérinaire. Les connaître permet surtout d’adopter une prévention adaptée :

·      Cancer de la vessie (carcinome transitionnel), prédisposition importante. Le scottish terrier présente une prédisposition bien documentée à certains cancers, en particulier le carcinome transitionnel de la vessie. Des travaux vétérinaires indiquent que la race peut être jusqu’à 20 fois plus à risque que d’autres chiens. Les signes ressemblent souvent à une infection urinaire : sang dans les urines ou difficultés à uriner.
 (Études oncologiques vétérinaires ; données Purdue University / Veterinary Medical Data Program) 

·      Maladie de von Willebrand (assez fréquente, mais bien contrôlée). Il s’agit d’un trouble héréditaire de la coagulation du sang : le chien peut saigner plus longtemps après une blessure ou une chirurgie. Une mutation génétique spécifique a été identifiée chez la race, et les tests ADN ont permis de réduire sa fréquence grâce à la sélection des reproducteurs. (Venta et al., Journal of Veterinary Internal Medicine, PubMed) 

·      “Scottie cramp”, syndrome neuromusculaire (occasionnel). Ce trouble neurologique propre à la race provoque des raideurs ou des spasmes musculaires, souvent après l’effort ou l’excitation. Impressionnant visuellement mais généralement non douloureux, il n’affecte pas forcément la qualité de vie. Il serait lié à une régulation particulière de certains neurotransmetteurs. (Données cliniques vétérinaires et travaux comportementaux) 

·      Ataxie cérébelleuse / abiotrophie cérébelleuse (rare). Maladie neurologique génétique entraînant une démarche instable ou “chancelante”. Les études génétiques montrent une atteinte progressive du cervelet. Elle reste peu fréquente mais connue chez la race, ce qui justifie un suivi vétérinaire si des troubles de coordination apparaissent chez le jeune chien. (Urkasemsin et al., Journal of Veterinary Internal Medicine, PubMed) 

·      Ostéopathie craniomandibulaire (rare). Cette affection osseuse touche surtout les chiots et provoque une inflammation douloureuse de la mâchoire avec difficulté à manger. Bien que décrite chez le scottish terrier, elle reste peu fréquente aujourd’hui grâce au dépistage génétique et à la sélection des reproducteurs.
(Données clubs de race et littérature vétérinaire)

Anecdote scottish terrier

Le scottish terrier a laissé une vraie empreinte entre fiction et histoire. Au cinéma, beaucoup l’associent à Jock, le terrier écossais du classique Disney La Belle et le Clochard sorti en 1955. Avec sa barbe typique et son accent marqué, ce personnage a largement participé à populariser la silhouette reconnaissable de la race auprès du grand public.

Mais le scottish terrier a aussi eu son moment de "gloire réelle" sous les projecteurs : Fala, le chien du président américain Franklin D. Roosevelt, accompagnait régulièrement son humain lors d’événements officiels dans les années 1940 et est même immortalisé par une statue à Washington. Entre dessin animé et histoire politique, le scottish terrier s’est ainsi construit une place discrète mais durable dans la culture populaire.